15 January 2009 | Expositions | admin |
A l’occasion des dix ans de la disparition de l’acteur, le Musee Montmartre (Jean Marais habitait dans le quartier) lui rend hommage dans une belle exposition, parrainée par Francis Huster. Ce sont plus de 400 pièces touchant au cinéma, à la littérature, au théâtre et aux arts plastiques qui sont mis en scène, comme le masque de La Belle et la Bête, ses premiers croquis d’adolescent, sa correspondance avec Jean Cocteau, les costumes, photos, affiches de film et de théâtre, ses récompenses dont le César d’honneur reçu en 1980. On y découvre que Jean Marais s’est passionné pour l’art toute sa vie : “J’ai découvert la peinture à 10 ans, le stylisme à 50, la poterie à 60 et la sculpture à 73. On croirait à une blague”, confiait-il en 1992. Aujourd’hui, on se dispute ses oeuvres…

Jean Marais dans “Orphée” (1950). Tirage de R. Corbeau en vente sur [...] lire la suite
Tags: art, expert
15 January 2009 | Mieux comprendre | admin |
On ne peut parler de l’un sans l’autre… et pour cause ! Ils se ressemblent terriblement. L’okimono et le netsuke sont des statuettes plus souvent en ivoire, produites par les mêmes artisans japonais. Ils partagent des techniques décoratives et des thèmes identiques. Tous deux puisent au répertoire des déesses et des dieux nippons, du bestiaire animalier et des petits métiers japonais. Virtuosité, multiplicité des détails et humour président à leur exécution. Mais, alors que le netsuke est l’accessoire du vêtement traditionnel – il sert à fixer les menus objets du quotidien à la ceinture du kimono, privé de poches –, l’okimono n’a aucune fonction utilitaire. Il est conçu comme une simple statuette décorative souvent plus grande, une sorte de netsuke sans himotoshi, ce petit canal qui sert à glisser la cordelette maintenant à la ceinture les sagemonos, littéralement «objets suspendus». D’ailleurs, l’okimono est une création bien plus récente, qui date des soixante-dix dernières années de l’ère Edo (1603-1868). Certains auteurs y voient le parfait ornement du tokonoma, la petite a[...] lire la suite
Tags: art, expert, netsuke, okimono
15 January 2009 | Mieux comprendre | admin |
Fils d’un architecte, il entre au sein de l’Academie en 1721. Avec Pineau et Meissonnier, Blondel le qualifie comme l’un des ” trois premiers inventeurs du genre pittoresque “. Il est l’auteur de nombreux projets pour des jardins imaginaires dont l’ordonnance s’adapte à la ” rocaille ” lancée par Meissonnier (recueils gravés et dessins au musée des Arts décoratifs de Paris, au cabinet des Estampes de la B. N., à l’Ermitage, à la Kunst Bibl. de Berlin), et il travailla à des décorations de théâtre (Paris, musée de l’Opéra). L’important de son œuvre est constitué de compositions décoratives (musée de Pontoise ; Paris, Petit Palais), de scènes de genre aimablement fantaisistes (le Cabinet de physique de M. Bonnier de La Mosson, Blessington, coll. Beit) et surtout de paysages chargés d’éléments d’architecture, de fantaisie, pleins de verve et d’élégance, traités dans un métier clair rappelant les bergeries de Boucher (Louvre, Ermitage, musées d’Avignon et de Darmstadt). Jacques de Lajoue montra une grande hab[...] lire la suite
Tags: architecture, art, expert, lajoue, pittoresque, tableau, toulouse
15 January 2009 | Expositions | admin |
Retour sur un artiste, qui relance la peinture en France au lendemain des guerres de religion.
C’est son mariage qui donna des couleurs aux toiles de Simon Vouet (1590-1649) ! L’année suivant ses épousailles avec une belle Romaine, Virginia Da Vezzi, il réalisa le premier et incontestable chef-d’œuvre de sa manière claire, « Le Temps vaincu par l’Espérance, l’Amour et la Beauté ». La jeune femme, dont on reconnaît les traits grâce à une gravure de Claude Mellan, a servi de modèle à son époux pour figurer Vénus. Vouet l’a représentée quasiment nue, l’épaule à peine couverte d’un voile rose. Manifestement, il est heureux de partager le meilleur de son intimité. L’incarnation de la « Beauté » ne ressemble donc pas à une déesse aux mensurations idéales, mais plus simplement à la femme avec laquelle il vit.
Le tableau a vraisemblablement été peint à Rome au cours de l’année 1627. Après avoir été élu « Prince des artistes » par l’académie de Saint-Luc, Simon Vouet s’apprête à quitter l’Italie, via Venise, pour rentrer à Paris. Louis XIII l’a rappelé parce q[...] lire la suite
Tags: art