Focus sur le métier d’expert

1 juin 2008 | Mieux comprendre | admin

Expertissim le bien nommé fonde sa spécificité et son sérieux, contrairement à tout autre site de vente directe entre particuliers, sur des évaluations d’experts, qui garantissent ainsi transparence et loyauté dans les transactions.

Qui sont ces hommes et ces femmes passionnés et passionnants, comment acquièrent-ils leur compétence et que recouvre cette activité ? Levons le voile sur un métier empreint d’idées reçues et de confusions, avec Jacques Bacot et Hughes de Lencquesaing, du cabinet IEP conseil

« Antiquaire, brocanteur, commissaire-priseur ou expert, dans l’esprit de beaucoup de monde tout ça c’est un peu pareil » plaisante Hughes de Lencquesaing. De tous, le métier d’expert est peut-être le plus méconnu, car ce sont les seuls à ne pas vendre l’objet. Ils proposent un service, l’estimation, qu’ils annoncent en s’appuyant dans un premier temps sur leur savoir pour identifier l’objet et dans un second temps sur leur connaissance du marché pour lui donner une valeur, la plus objective possible. Les domaines sont vastes : meubles, objets de vitrine, tableaux, éventails, argenterie, bronze…, les époques variées et les origines géographiques diverses. C’est pourquoi une spécialisation s’impose, tant il est impossible de se prétendre expert en tout genre. Jacques Bacot et Hughes de Lencquesaing se sont par exemple limités aux 17ème, 18ème et 19ème siècles, pour les meubles et objets d’art.

Qu’est-ce qu’un bon expert ?

Le bon expert, c’est avant tout celui qui accepte de ne pas savoir, même après des années d’expérience. C’est celui qui a l’humilité de reconnaître qu’il a un doute et de remettre son expertise à plus tard. Il va alors se lancer dans une enquête passionnante, en se plongeant dans des ouvrages de référence ou en interrogeant les bonnes personnes. Une bibliothèque fournie et un bon réseau sont donc ses meilleurs outils.

Comment devient-on expert ?

On peut bien sûr faire l’école des Chartes, l’Ecole du Louvres, ou toute autre formation universitaire d’histoire de l’art, mais selon Hugues de Lencquesaing, « la meilleure école reste l’Hôtel des ventes Drouot ». On y voit une telle diversité de choses, tellement d’experts, de collectionneurs, que le métier rentre ainsi par la pratique. Tous les champs du possible sont donc ouverts, d’ailleurs nombre d’experts sont tombés dedans un peu par accident, rattrapés par leur passion et leur science, à l’exemple de Jacques Bacot. Au cours d’une première vie dans une profession toute autre, c’est leur connaissance pour un domaine particulier qui a mené certains experts à être sollicités et de fil en aiguille, d’expertise en expertise, leur renommée s’est assise, jusqu’à ce qu’ils soient reconnus par leurs pairs.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

« Davantage qu’un commissaire priseur, l’expert est en permanence au contact avec l’objet ». Il est amusant d’entendre H. de Lencquesaing prétendre être « totalement détaché des objets », et de le voir dans le même temps caresser une statuette avec volupté, l’envelopper de son regard scintillant, la retourner minutieusement, ouvrir des livres et fouiller dans ses archives pour en percer les mystères, cligner un œil pour scruter un détail, et ce, aussi petits l’objet et sa valeur soient ils.

Quel domaine vous passionne le plus ?

« Ce que j’aime le plus, ce sont les objets et les tableaux, car il y a une notion de gratuité dans le beau que ne recouvrent pas les meubles, à vocation utilitaire par essence. Le meuble, c’est une combinaison d’artisanat d’art, alors que les objets et les tableaux reflètent davantage l’âme de l’artiste. Ce sont les tableaux qui m’ont amené aux objets d’art. »

Pourquoi participer à Expertissim ?

Passer à l’Internet, c’est tout simplement répondre à l’évolution des comportements. Pour s’en persuader, il n’y a qu’à voir le nombre d’objets d’art et de meubles vendus aux enchères sur E-bay. Mais Expertissim n’est pas un site de vente aux enchères, le principe de décote de prix est le même que pour tous les dépôts-ventes (ayant pignon sur rue). Ce mode de fonctionnement permet de proposer un coût de transaction plus avantageux, au bénéfice de l’acheteur et du vendeur. Il s’agit aussi d’offrir à l’acquéreur et au vendeur l’assurance du juste prix, une garantie que l’on n’a pas sur des sites de particuliers. Pour Monsieur de Lencquesaing, « acheter sans voir, c’est contre-nature ». Sur photo, qu’est-ce qui ressemble plus à un fauteuil Louis XV que la copie d’un fauteuil Louis XV ? Les experts se proposent d’être en quelque sorte les yeux et les mains des futurs acquéreurs.

4 commentaires pour “Focus sur le métier d’expert”

  1. admin dit :

    Merci pour cet intéressant sujet. Qui est l’auteur de cet article?

  2. P. d'ollone dit :

    “Les mains et les yeux des futurs acquéreurs”, voilà une formule bien séduisante. Mais comment s’assurer que ces experts ont de bons yeux ?
    PDO

  3. africantic dit :

    Bonjour !
    Ah bon ?
    Il y a des écoles et des cursus universitaires officiels et donc des diplômes d’expert ?

  4. zouhaier dit :

    bonjour jai des pieces avant jesus cris je veut savoir leurs valeurs mersi de me contacter sur mon e-mail

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