EXPOSITION PARIS - LES SOLDATS DE L’ETERNITE : LES GUERRIERS DE XI’AN

21 avril 2008 | Expositions | Tanguy Sauvin


EXPOSITION PARIS - LES SOLDATS DE L’ETERNITE : LES GUERRIERS DE XI’AN

15 avril 2008 - 14 septembre 2008
La Pinacothèque programme une exposition exceptionnelle autour de l’une des plus fabuleuses découvertes archéologiques du XX siècle : les légions enterrées de L’Empereur Qin, souvent appelées les Guerriers de Xi’an.


Sa nécropole censée rassembler l’ensemble de son armée (8000 statuettes de soldats, presque toutes différentes, ont pour le moment été exhumées) nécessita trente années de travail et le travail d’environ 700 000 personnes.


Un échantillon provenant des dernières découvertes, rassemblant une vingtaine de guerriers, des notables et des hommes de loi statufiés, amène, pour la première fois en France, une partie de l’impressionnant héritage laissé par le premier empereur de Chine.


Cet empereur, Ying Zheng, dirigea le royaume de Qin à partir de -247 et conquit, durant le période des royaumes combattants (une période où la guerre fut perpétuelle entre les royaumes de cette partie du monde), tous les états adjacents. Ainsi, le Hann, le Zhao, le Wei, le Chu, le Yan et le Qi tombèrent successivement entre -230 et -221.


A la suite de cela, il prit le titre de « Premier Auguste Souverain », en référence aux « Trois Augustes et cinq Empereurs », fondateurs mythologiques de la Chine, et devint le premier empereur de Chine.


Son armée compte à cette époque plus d’un million d’hommes et est équipée d’armes très en avance pour l’époque comme la baliste à répétition, envoyant deux à trois carreaux par seconde. Pour limiter le pouvoir de la noblesse et augmenter le sien, il crée d’ailleurs un système de méritocratie dans son armée qui promeut de simples soldats au rang de généraux.


Il unifie son empire en faisant table rase des traditions et du passé, un des fondements de sa doctrine, la doctrine légiste, et fait brûler l’ensemble des livres n’ayant pas d’intérêt pratique, instaurant également une censure violente. Il lance la construction d’édifices gigantesques comme la muraille de Chine pour protéger son empire, le grand canal du nord ou un grand réseau routier à trois voies reliant les villes de son empire, la voie du milieu lui étant personnellement réservée. Il unifie la langue et l’écriture en mettant en place une langue officielle et en accentuant l’éducation de son peuple ainsi que le système de mesure ou la monnaie.


Apeuré par la mort, il quête l’immortalité. Des rumeurs lui indiquent un peuple possédant l’élixir d’immortalité et vivant sur une montagne à seulement quarante kilomètres de son palais. Il fit donc construire une route rectiligne entre son palais et la montagne pour les inciter à venir le rencontrer. Sans succès. Il y ajouta alors 36 000 marches du bas jusqu’au sommet de la montagne. Personne ne vint encore une fois. Il se déplaça alors en personne mais ce peuple sembla ne pas désirer le rencontrer. Il fit alors peindre la montagne en rouge (couleur des forçats) pour les punir puis rasa, purement et simplement la montagne. Cette entreprise coûta alors la vie à plus de 700 000 ouvriers. De même, on lui parla d’un peuple habitant maîtrisant la vie et la mort sur une île au large de ses côtes, il fit donc construire un navire titanesque pour ramener l’ensemble du peuple jusqu’à son palais. Le navire ne revint jamais.


Outre la prise de ce genre de décisions, la fin de son règne fut une période d’arrestations et de tortures particulièrement violente. Cette époque le fit détester de la Chine jusqu’à la prise de pouvoir de Mao Zédong qui le réhabilita. On peut même supposer que sa dernière demeure fut brulée pour ces raisons par des chinois. Effectivement, on parle aujourd’hui de soldats enterrés alors qu’à l’origine un toit de bois les protégeait.
Cet empereur laissa à sa mort une Chine unifiée mais aussi les fondements de sa culture. Cette exposition dévoile une partie de la personnalité de ce dictateur mégalomane aux projets grandioses.

TARIFS
- Plein Tarif : 9 euros

- Tarif réduit : 7 euros (sur présentation d’un justificatif). De 12 à 25 ans, étudiants, demandeurs d’emploi (justificatif daté de moins d’un an), famille nombreuse, carte Améthyste et Emeraude, maison des artistes, carte de priorité pour personne handicapée, guides et conférenciers.

- Gratuité (sur présentation d’un justificatif). Pour les moins de 12 ans, journalistes, ICOM, RMI, minimum vieillesse, carte d’invalidité, ASS, guide-conférenciers et professeurs ayant une réservation de groupes.

- Groupes : consulter les pages groupes adultes et groupes scolaires pour les tarifs, modalités et les réservations.

CONTACTS

Pinacothèque de Paris

28, place de la Madeleine

75008 Paris

Téléphone : 01 42 68 02 01

www.pinacotheque.com

5 commentaires pour “EXPOSITION PARIS - LES SOLDATS DE L’ETERNITE : LES GUERRIERS DE XI’AN”

  1. Marcel dit :

    LES SOLDATS DE L’ETERNITE : LES GUERRIERS DE XI’AN… J’en avais déjà entendu parler à la télévision mais je n’aurais pas supposé que son créateur fut si fou ! Quelqu’un est déjà allé dans son tombeau ?

  2. Guy DEBORD dit :

    “ce qui est encore plus typique de l’époque c’est que toute cette élite de connaisseurs n’a pas même été capable de s’apercevoir que ces statues ne sont rien d’autre que des faux grossiers, évidents, indiscutables. Ils sont déjà impossibles sur le seul plan de l’histoire des formes puisque cette découverte d’une telle ancienneté supposée exigeait l’existence préalable de la statuaire stalinienne et nazie - identiques - de l’exposition de 1937, une vulgarisation extrême de la figuration du personnage asiatique apportée par Gauguin, la bande dessinée américaine autour de 1930 (Dick Tracy)…”

    Guy Debord - Cette mauvaise réputation - folio - p 88

  3. Miranda Coldepie dit :

    Evidemment, Debord a raison : c’est une manipulation datant de la Révolution Culturelle et surtout due à ses prisonniers et forçats, rééduqués par le travail en sculptant des statues de glaise.
    Qui a pu avoir connaissance des documents de datation par thermoluminescence ? Personne.
    Et comment expliquer que quand une statue est réparée, ce sont les gardiens qui s’en chargent avec de l’argile local ?
    Et pourquoi Segalen, qui a découvert tant de mausolées en Chine -dont celui de Quin- n’a rien trouvé sur ces “soldats de l’éternité”, découverts en 74 par deux paysans ? C’est qu’avant 1960, ils n’avaient pas encore été fabriqués.

    C’est vrai que 3 millions de visiteurs par an, c’est une rentrée de devises substantielle.

    M.L.C.

  4. Pierre dit :

    Rendez-vous compte que vous mettez en cause l’Unesco en disant que ces Soldatd sont faux, que vous mettez en cause des archéologues à la réputation incontesatble… Veuillez m’excuser mais je pense que vous n’avez pas lu le livre de Guy Debord que vous ne l’avez pas compris.

  5. Michaël dit :

    Je répondrais à ce que vous dites par le fait, premièrement, qu’un empeureur capable de créer la muraille de Chine peut largement être capable de créer un mausolée mais aussi par le fait que les pièces qui contenaient les soldats s’étaient effondrées et pourraient expliquer que leur découverte soit postérieure à Segalen.

Laisser un commentaire