RETROSPECTIVE MAURICE DE VLAMINCK AU MUSEE DU LUXEMBOURG
26 mars 2008 | Expositions | Tanguy Sauvin90 œuvres de Maurice de Vlaminck (1876-1958) sont exposées du 20 février au 20 juillet 2008 au Musée du Luxembourg. Cette exposition rassemble des œuvres réalisées entre 1900 et 1915, c’est-à-dire ses premières œuvres connues sachant que ses premiers tableaux, peints dès ses 17 ans, ont été perdus.
Cette rétrospective nous mène à découvrir l’évolution du peintre à travers le temps et l’influence qu’il aura sur la peinture par la suite.
Peintre révolté dès ses débuts, Vlaminck travailla avec André Derain au renouveau de la peinture dans un atelier à Chatou, non loin des lieux où Renoir et Monet inventèrent quelques années auparavant l’impressionnisme.
En 1901, une exposition de la galerie Bernheim-Jeune lui fait découvrir Van Gogh. Il en ressortira transformé, tant qu’il dira à son ami : « J’aime Van Gogh plus que mon père ».
Conjuguant son admiration pour la peinture de Van Gogh, l’intellectualisme de Derain, les idées de Matisse et sa découverte de l’art nègre avec la fougue de son âme et son inventivité débordante, il crée un style incroyable de force instinctive et d’esprit d’opposition.
Un nouveau genre de peinture paysagiste apparaît alors : les lignes se déforment et les couleurs deviennent franches et puissantes, sans craindre aucun débordement. Il s’engage de façon totalitaire dans l’expression : tout ce qui le représente se traduit dans sa peinture. Il le dira par la suite : ” J’ai ainsi satisfait ma volonté de détruire les vieilles conventions, de désobéir … ce que je n’aurais pu faire, si ce n’est en jetant une bombe, j’ai pensé le réaliser par la peinture, en utilisant au maximum la couleur pure “.
Maurice de Vlaminck expose, en 1905, aux côtés de Matisse, Van Dongen, Rouault, Rousseau, Vuillard, Derain, et Marquet lors du Salon d’Automne. Cette exposition déclenche l’indignation du public et des critiques, avec, par exemple, le critique d’Art du Figaro Camille Mauclair qui écrit : « On a jeté un pot de peinture à la face du public » puis « Ce sont des fauves dans un cirque ». Les participants reprendront ce mot pour désigner leur mouvement : le fauvisme est créé.
Les nombreuses discussions relatives au scandale de l’exposition et les inventions de Picasso enthousiasment Vlaminck qui se livre à la création et à de nouvelles expérimentations sur les volumes ou les rapports entre l’ombre et la lumière. Mais, parallèlement à cet élan, sa palette s’assombrit témoin de la tension du conflit du futur et de la crise en France qui l’influencent.
Profond opposant à la guerre, il est néanmoins mobilisé comme soldat, sa peinture devient son seul exutoire face à la vie qu’il mène.
Ces quinze années sont retracées dans l’œuvre de Vlaminck et contriburont à l’influence fantastique qu’apporta le fauvisme à la peinture du XXème siècle en Europe et au Japon.





2008-03-26 à 7.58
Je ne connaissais pas Maurice de Vlaminck… Voilà qui fait défaut à ma culture. Intéressante comme vie tout de même…